dimanche

mille

Si tu t'imagines
si tu t'imagines
fillette fillette
si tu t'imagines
xa va xa va xa
va durer toujours
la saison des za
la saison des za
saison des amours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
Si tu crois petite
si tu crois ah ah
que ton teint de rose
ta taille de guêpe
tes mignons biceps
tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe
et ton pied léger
si tu crois petite
xa va xa va xa va
va durer toujours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
les beaux jours s'en vont
les beaux jours de fête
soleils et planètes
tournent tous en rond
mais toi ma petite
tu marches tout droit
vers sque tu vois pas
très sournois s'approchent
la ride véloce
la pesante graisse
le menton triplé
le muscle avachi
allons cueille cueille
les roses les roses
roses de la vie
et que leurs pétales
soient la mer étale
de tous les bonheurs
allons cueille cueille
si tu le fais pas
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
(Raymond Queneau, 'Si tu t'imagines')

...de Ronsard à Queneau, le message est le même.je goutte et je me délecte de chaque moment passé auprès des miens.je m'apprécie telle que je suis sans manière aucune.d'autres n'ont pas cette chance.je me fiche totalement de cette fête qui ne veut rien dire.j'accueille celui qui vient chaque jour.mille fois différent et semblable en même temps.

1 commentaire:

Lisa a dit…

J'adore ce poème et la version chantée de Greco.
Je te retrouve et je suis contente.